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DE SÉBASTIEN LOMBARDO À DPAL : L’HISTOIRE D’UN UNIVERS GRAPHIQUE

24 sept.
3 min de lecture

Au départ, il y avait surtout le dessin. Le besoin de poser des idées sur du papier, de créer des personnages, des images, des univers. Puis il y a eu le graphisme, l’illustration, les commandes, les rencontres… et progressivement les formats ont grandi.

La feuille est devenue une toile. La toile est devenue un mur.

Aujourd’hui, je suis Sébastien Lombardo, artiste muraliste, illustrateur et créateur de Du Point À La Ligne — DPAL. Je travaille principalement autour de Besançon, en Haute-Saône et en Bourgogne-Franche-Comté, mais mes projets commencent aussi à m’emmener beaucoup plus loin.

Et quand je regarde tout ce chemin, je me rends compte qu’il y a finalement une chose qui n’a jamais changé : j’aime raconter des histoires avec des images.


J’AI LONGTEMPS DESSINÉ AVANT DE PEINDRE DES MURS

Je viens du dessin et du graphisme. Pendant des années, j’ai travaillé l’image, les compositions, les couleurs, les identités graphiques. Tout ça est encore très présent aujourd’hui dans mes fresques. Quand je commence un mur, je ne cherche pas simplement quelque chose de “joli”. J’essaie de construire une composition, de trouver un regard, une attitude, un détail qui va donner une personnalité au projet. Et surtout, je m’intéresse au lieu. Qui vit ici ? Pourquoi cette fresque existe ? Qu’est-ce qu’on veut raconter ? C’est probablement là que mon travail de graphiste rejoint celui d’artiste muraliste

PUIS LES MURS SONT DEVENUS DE PLUS EN PLUS GRANDS

Je crois que c’est aussi ce que j’aime dans la fresque murale : la démesure. Un dessin que l’on aurait pu tenir entre les mains devient soudain une image de plusieurs mètres. On ne la regarde plus de la même façon. Elle fait partie du lieu. J’ai peint des écoles, des transformateurs, des maisons, des commerces, des établissements publics, des chambres, des lieux de vie… Certains projets font quelques mètres carrés. D’autres deviennent franchement beaucoup plus imposants. En 2026, j’ai notamment réalisé une fresque murale de 20 × 6 mètres pour le Club Med Magna Marbella, en Espagne. Et ça, forcément, ça fait quelque chose. Partir de mon atelier en Franche-Comté avec des dessins et des bombes de peinture, puis retrouver mon univers sur un mur immense à Marbella… ce sont exactement les projets que j’ai envie de continuer à provoquer.

LES ANIMAUX ONT PRIS UNE PLACE ÉNORME DANS MON UNIVERS

Le loup, le renard, le tigre, les oiseaux, le cheval comtois… Je dessine énormément d’animaux. Pas forcément parce que je veux être “l’artiste qui peint des animaux”, mais parce qu’ils me permettent de travailler les regards, les attitudes, la force, la fragilité et les couleurs. J’aime partir d’un animal assez réaliste puis casser certaines choses : ajouter des aplats, des traits, des coulures, du texte, des formes beaucoup plus graphiques. Petit à petit, c’est devenu une vraie signature dans mon travail.

PARFOIS, LE PROJET APPARTIENT AUSSI AUX AUTRES

Les projets avec les écoles sont probablement ceux qui montrent le mieux une autre facette de mon métier. Dans ces moments-là, je ne suis pas seulement là pour arriver avec mon dessin et repartir avec mon mur terminé. Il faut écouter les enfants, comprendre leur territoire, leurs idées, parfois leurs histoires. On dessine, on échange, on construit quelque chose ensemble. Une fresque autour de la biodiversité, un cheval comtois, un paysage local… tout cela prend beaucoup plus de sens quand ceux qui vont passer devant tous les jours ont participé à sa naissance. Et j’aime énormément cette idée.

LE LIVE PAINTING M’A APPRIS À LÂCHER UN PEU LE CONTRÔLE

Je suis quelqu’un qui dessine beaucoup avant un projet. J’aime préparer, réfléchir, chercher. Le live painting m’oblige à faire presque l’inverse. Il faut accepter le direct, le regard du public, le temps qui passe, les imprévus. L’œuvre se construit sous les yeux des gens. C’est une énergie complètement différente d’une fresque réalisée seul pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, le live painting fait partie intégrante de mon activité, lors d’événements professionnels, culturels ou privés.

ET LA SUITE ?

Je n’ai pas particulièrement envie de rentrer dans une case. J’ai plutôt envie que les projets deviennent plus ambitieux. Des fresques murales plus grandes. Des collaborations avec des entreprises, des collectivités, des architectes, des hôtels ou des lieux qui ont une vraie histoire à raconter. Des projets en Bourgogne-Franche-Comté, en Suisse, mais aussi ailleurs. Et parallèlement, continuer mes toiles, mes projets signature, mes expériences et mes créations personnelles. Faire évoluer DPAL sans perdre ce qui m’a donné envie de dessiner au départ. Prendre une idée, un souvenir ou une histoire… et essayer d’en faire une image dont on se souvient.

UN MUR, UNE IDÉE, UNE HISTOIRE À RACONTER ?

Si vous avez un projet de fresque murale, de création originale ou de live painting, on peut en parler.



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